Du 20 mai au 1er octobre 2017

Les Ets Gravereaux, l’un des plus gros ateliers de chemiserie après la Seconde Guerre mondiale, font aujourd’hui partie du patrimoine industriel d’Argenton. C’est à Paris que René Gravereaux, associé à Gaston Chastel, crée en 1910 une société spécialisée dans la fabrication de faux-cols, manchettes et autres articles de lingerie. En 1913, devenu actionnaire majoritaire, il crée la société « R. Gravereaux et Cie ». Les chemises et cols Triplefil sortent de l’usine située à Boulogne-sur-Seine. Mais les Ets Gravereaux font aussi travailler à façon certains confectionneurs dont l’atelier Renaud à Argenton. En 1940, René Gravereaux souhaitant mettre à l’abri le matériel et la marchandise de Boulogne, acquiert un ancien fonds de commerce argentonnais et y entrepose le stock de tissus. Puis il loue un local rue Rosette et y installe un atelier de fabrication. En 1944, René Gravereaux et ses enfants achètent la S.O.G.E.C., située rue Charles Brillaud qui deviendra jusqu’en 1964,le principal atelier de l’entreprise familiale. Les chemises Triplefil et Pierre Cardin sortent des ateliers argentonnais qui emploient plusieurs centaines d’ouvrières réparties sur 4 sites. En 1964, une nouvelle usine moderne est inaugurée avenue des Baignettes. Mais en 1968, les Ets Gravereaux vendent leur entreprise au groupe Boussac qui possède les chemises Rousseau.

Cette exposition met en avant une période prospère de la chemiserie argentonnaise à travers l’histoire et le développement d’une entreprise, les Ets Gravereaux – S.O.G.E.C. Grâce au fonds photographique du musée mais aussi aux différents témoignages recueillis depuis la création des Amis du musée en 1981, l’exposition aborde l’évolution des ateliers Gravereaux, leur organisation mais aussi la sociabilité à travers les voyages d’entreprise et les fêtes.sogec1952sogec1

Dossier de presse